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Dernière mise à jour : 29 janv.

Domenico GNOLI ( 1933-1970) est né en 1933 à Rome, de père critique d’art et de mère peintre et céramiste, Domenico Gnoli fait les premiers pas de sa carrière artistique en tant qu’acteur pour la compagnie Pilotto-Carraro Miserocchi, avant de se tourner vers la profession de décorateur et costumier de théâtre. Les dessins qu’il produit pour le théâtre, entre 1951 et 1955, témoignent déjà de l’aisance et de la virtuosité technique de son trait, appliquées aux détails des costumes et des décors. A l’image des décors qu’il créé pour la scène, Domenico Gnoli produit également des œuvres sur toiles qui reprennent les éléments d’une architecture traitée comme une nature morte. Les vues de villes et de bâtiments, parfois légèrement déformés, peintes à l’aide d’un mélange d’huile et de sable, rappellent alors les compositions contemporaines d’Hundertwasser. Domenico Gnoli parvient vers 1964 à la manière et au répertoire qui ont fait sa renommée. Annonciateur de l’hyperréalisme et du réalisme photographique des années 1970, Gnoli propose des œuvres où se rencontrent la perfection vermeerienne et le pop art américain. Boucles de cheveux, cols de chemise, poche de pantalon, lits, canapés dont le tissu a gardé l’emprunte du corps qui les a déserté : dans chacune de ces compositions, souvent de grand format, le réalisme est aussi troublant que le sujet semble banal. Toutefois, le tracé clair et précis des œuvres de Gnoli n’est pas mis au service d’une représentation exacte du réel : ces fragments magnifiés ne supportent aucune usure, ni poussière. Les objets, intacts et sans défauts, semblent hors du réel, dans un espace où le temps et l’Homme n’ont plus de prise.


Les œuvres de Domenico Gnoli de cette période provoquent un sentiment de calme et de silence, presque inquiétant. Les objets anonymes accèdent à une autonomie et une perfection immobile, formes pures débarrassées de leur contexte et des circonstances. En 1969, la Sidney Janis Gallery, à New York, organise la dernière exposition personnelle de l’artiste aux Etats-Unis, qui y reçoit un excellent accueil de la part des collectionneurs. « Le bouton déboutonné », peint à cette occasion, fait partie des quelques douzaines d’œuvres de cette série qui feront la popularité internationale de l’artiste. Décédé prématurément à l’âge de 36 ans en 1970, quelques mois seulement après ce succès critique, Domenico Gnoli laisse une Œuvre rare et recherchée, tant pour sa virtuosité technique que pour le regard unique qu’il porte sur la place de l’Homme dans la société au XXe siècle. Les compositions de Gnoli sont aujourd’hui conservées dans les plus grands musées internationaux.


« Toutes les choses que Gnoli nous montre ont un rapport avec l’Homme, elles sont fabriquées à son attention – mais laissées à elles-mêmes, elles ne montrent plus que l’absence de l’homme » Wieland Schmeid, in préface pour l’exposition du Kestner Gesellchaft, Hanovre, 1968




UNBUTTONED BUTTON, 1969

Acrylique et sable sur toile signée, datée et titrée au dos

170 x 130 cm

Provenance :

Sidney Janis Gallery, New York

Galerie Krugier, Genève

Galerie des Grands Augustins, Paris

Collection particulière, Suisse


Exposition :

New York, Sidney Janis Gallery, D.Gnoli 1969, 3 - 27 décembre 1969. Reproduit dans le catalogue de l’exposition sous le n°25

Genève, Galerie Krugier, Domenico Gnoli, novembre 1970. Reproduit au catalogue de l’exposition « Suites n°31 » sous le n°29 page 19

Darmstadt, Kunstverein Darmstadt Kunsthalle, Domenico Gnoli : Meister der italienischen Moderne XIII, 14 juillet – 19 août 1973. Reproduit au catalogue de l’exposition sous le n°58 page 66, décrit page 76

Rotterdamn, Museum Boymans Van Beuningen, 14 septembre – 4 novembre 1973.

Reproduit au catalogue de l’exposition sous le n°64 page 48

Paris, Centre National d’Art contemporain CNAC, Domenico Gnoli, 16 novembre 1973 – 7 janvier 1974. Reproduit au catalogue de l’exposition page 59

Vérone, Palazzo Forti, Domenico Gnoli, Antologica, 13 novembre – 20 janvier 1983.

Reproduit au catalogue de l’exposition sous le n°28 page 46

Rome, Galerie Nationale d’Art Moderne, Domenico Gnoli, 21 février – 12 avril 1987.

Reproduit au catalogue de l’exposition sous le n°67

Saint-Paul, Fondation Maeght, Domenico Gnoli, 9 mai – 27 juin 1987.

Reproduit au catalogue de l’exposition sous le n°36 pages 76-78

Bibliographie :

Luigi Carluccio, Domenico Gnoli, Editions des Massons, Lausanne, 1974. Œuvre illustrant la couverture, et reproduite page 120

Germano Celant, Domenico Gnoli, Fondazione Prada, Milan, 2021, reproduit pp9, 331



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